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Située dans le Département des Hauts-de-Seine (92) et à moins de 10 km de Paris, la ville d’Antony était autrefois une ville ouvrière (environ 40% de sa population). L’espace qui constitue aujourd’hui la ZAC Jean Zay était alors occupée par des jardins ouvriers.

Dans les années 1950, a été entreprise la construction de la cité universitaire Jean Zay sur une surface de 13 ha par l’office HLM de la Seine et l’Université de Paris, puis par le CROUS (Centre régional des œuvres universitaires et scolaires et gestionnaire des logements étudiants). Ce projet s’est inscrit dans une volonté politique de développement du logement étudiant en petite et grande couronne parisienne. La ville de Paris étant trop contrainte pour des raisons de disponibilité du foncier mais aussi de coût.

L’espace disponible a permis de construire un seul et grand ensemble de logements étudiants à bas coût en profitant de la proximité immédiate des transports en commun permettant aux étudiants de rejoindre le quartier latin de Paris où se concentrent les établissements universitaires. La cité U Jean Zay est alors appelée le « quartier latin extra muros ».

Cette offre de logement a été complétée par une offre de commerces et services dont le résultat n’a pas été celui des promesses du projet initial, avec seulement un tabac presse et un bureau de poste.

La situation de la cité U est remarquable par la qualité du cadre de vie qu’elle offre aux étudiants, grâce à la proximité du parc de Sceaux, un des plus beaux parcs de la région parisienne.

Malgré ces efforts, la cité universitaire reste coupée de tout et surtout du reste de la ville d’Antony. On parle alors d’une ville dans la ville. Ce sentiment est renforcé par la vocation monofonctionnelle du site et l’absence d’offre d’enseignement sur le site.

En mai 1964, l’université de Paris, à l’origine de la construction de cette résidence, renonce sans contrepartie à l’ensemble des droits et obligations de la convention passée, au profit du CROUS de Versailles.

La cité universitaire Jean Zay a été un foyer symbolique de la lutte étudiante dans les années 1960.

Les conditions de vie qui se dégradent, le manque de liberté, auxquels s’ajoute une montée du prix des loyers vont être autant de raisons qui font entrer la cité Jean Zay dans une période noire à partir de 1970. Des dégradations importantes du matériel, du bâti et un déficit financier qui se creuse seront constatés.

En 1983, l’un des bâtiments constituant la résidence a été vendu à la mairie d’Antony. Le conseil municipal statue sur l’aménagement de cette emprise. Une fois la démolition terminée, commencent les chantiers du commissariat de police, d’un ensemble de bureaux et de la sous-préfecture. Cette dernière a été construite dans les années 1990 et constituent un élément architectural révélateur de son époque.

Les autres bâtiments, propriété du CROUS, ont ensuite été successivement et partiellement démolis depuis les années 1990.

La démolition de certains bâtiments a conduit à un déménagement interne de certains locaux, entrainant alors le cloisonnement des couloirs et halls. Cette nécessité a alors fortement réduit l’arrivée de la lumière naturelle et a laissé des couloirs sombres.

Depuis plusieurs années, l’absence de travaux de réhabilitations a entrainé la fermeture de plusieurs logements étudiants pour insalubrité. Cette situation d’alerte ne pouvait pas continuer.

Un arrêté de transfert de propriété est intervenu en 2013, déclarant que la résidence universitaire d’Antony appartient définitivement à la Communauté d’Agglomération  des Hauts de Bièvres (CAHB).

Depuis le 1er Janvier 2016 avec la naissance de la Métropole du Grand Paris, la communauté d’agglomération des Hauts de Bièvre a laissé place à l’établissement public territorial Vallée Sud Grand Paris (l’EPT VSGP).

Un protocole spécifique visant la réhabilitation-reconstruction de la Résidence Universitaire d’Antony a été signé en 2013 entre la Communauté d’agglomération des Hauts-de-Bièvres, le CROUS mais aussi par le Conseil Départemental des Hauts-de-Seine et la ville d’Antony. Il prévoit la reconstruction-démolition et réhabilitation de 1080 logements sur le site.

Le Conseil Départemental des Hauts-de-Seine, en complément de sa signature du protocole, a pris l’initiative de développer l’offre de logements étudiants en signant une convention cadre avec le ministère de l’Enseignement supérieur favorisant ainsi, la réhabilitation-reconstruction d’environ 1000 logements étudiants sur site.

Au milieu de l’année 2010, dans le cadre de ce protocole et à la suite d’une politique de réaménagement de ce site, un des bâtiments a été réhabilité et agrandi, par l’architecte Jean nouvel afin de garder un témoignage de la cité Universitaire Jean Zay, permettant ainsi de conserver 300 logements étudiants et la création de 20 logements supplémentaires. Le bâtiment a été livré en 2018.

Jeannouvel.com – 2011